À quelques semaines de la Tabaski 2026, le gouvernement sénégalais prend des mesures pour sécuriser l’approvisionnement du marché en moutons. Le Premier ministre Ousmane Sonko a instruit l’assouplissement des contrôles sur les camions et véhicules transportant des ovins à destination du territoire national.

Dans une circulaire adressée à plusieurs départements ministériels, dont le ministère de l’Industrie et du Commerce, il a également annoncé une exonération des droits et taxes sur ces opérations. L’objectif est clair : fluidifier les circuits d’approvisionnement et éviter toute tension sur les prix à l’approche de la fête.
Toutefois, le chef du gouvernement précise que ces mesures seront strictement encadrées dans le temps. Leur application est fixée du 11 avril au 30 juin 2026, période jugée stratégique pour l’acheminement du bétail.
Selon les autorités, cette décision vise à garantir « un approvisionnement suffisant du marché en moutons », en s’appuyant à la fois sur la production nationale et sur les flux habituels en provenance de pays voisins comme le Mali et la Mauritanie.
Pour cette édition 2026, l’État s’est fixé un objectif ambitieux de 860 000 têtes de moutons afin de couvrir la demande nationale, dont 260 000 pour la seule région de Dakar. Un enjeu de taille, quand on sait que le marché de la Tabaski représente chaque année plus de 300 milliards de francs CFA.
L’année précédente, l’opération avait été jugée satisfaisante avec 830 000 moutons mobilisés, dépassant les prévisions initiales. Le gouvernement entend ainsi maintenir cette dynamique et éviter toute pénurie à l’approche de cette fête majeure du calendrier religieux.




