Le rappeur Thiat, figure emblématique du mouvement Y’en a marre, continue de faire entendre sa voix. Dans son dernier single, intitulé Porozé bi, il critique ouvertement le gouvernement du Président Bassirou Diomaye Faye, dénonçant le non-respect des engagements pris par le régime, selon les informations de notre rédaction.

Un engagement ancien
Depuis ses débuts, Thiat n’a jamais hésité à mettre en lumière les manquements des gouvernants. Sous la présidence d’Abdou Diouf, l’artiste et son groupe Keur Gui avaient déjà affronté l’un des plus influents barons socialistes de l’époque, Abdoulaye Diack, maire de Kaolack , pour dénoncer des pratiques jugées injustes et défendre les populations locales. Ce combat marque le début de son engagement critique envers le pouvoir.
Des critiques marquantes sous Abdoulaye Wade
En 2010, lors de la présidence d’Abdoulaye Wade, Thiat et Kilifeu avaient déjà produit des textes dénonçant ce qu’ils considéraient comme un manque de solutions face aux problèmes du pays. Dans ses textes, Wade était qualifié de « président sans solution », une critique qui avait provoqué des réactions officielles, notamment de la part du Pr Tounkara.
Macky Sall dans le viseur
Durant les deux mandats de Macky Sall, Thiat a poursuivi son engagement, dénonçant les « arrivistes » au sein du gouvernement. Il avait également appelé à la libération des détenus politiques, dont Ousmane Sonko, montrant ainsi sa constance dans la défense de la justice et des droits civiques.
Aujourd’hui sous Bassirou Diomaye Faye
Avec le régime actuel de Bassirou Diomaye Faye, Thiat poursuit sa démarche critique. Son dernier single s’attaque à ce qu’il qualifie d’« arrivistes » au pouvoir, dénonçant des manquements et un non-respect des promesses gouvernementales, selon le site IGFM. L’artiste rappelle ainsi que, malgré les changements de présidents, son engagement pour la transparence, la justice et la défense des citoyens demeure intact.
Un artiste au service de la critique sociale
À travers ses chansons, Thiat illustre la fonction du rap comme outil d’expression citoyenne et de critique sociale. Son parcours, de la présidence Abdou Diouf à celle de Bassirou Diomaye Faye, témoigne d’une constance remarquable : dénoncer les abus, interpeller les dirigeants et donner une voix à ceux qui n’en ont pas.



