Tom Saintfiet: « On affronte une des meilleures équipes d’Afrique »


À la veille du quart de finale de la CAN 2025 entre le Mali et le Sénégal, prévu ce vendredi 09 janvier 2026 à Tanger, le sélectionneur des Aigles, Tom Saintfiet, a livré un discours sans détour. Respectueux mais ambitieux, le technicien belge annonce un match âpre, engagé et tactiquement exigeant face à l’un des favoris du tournoi.

Le décor est planté à Tanger pour un derby ouest-africain à haute intensité. En conférence de presse d’avant-match, Tom Saintfiet n’a pas cherché à masquer l’ampleur du défi qui attend le Mali face au Sénégal, l’une des sélections les plus régulières du continent depuis plus d’une décennie.

« Jouer un quart de finale est toujours quelque chose de spécial. On affronte une des meilleures équipes d’Afrique, stable, efficace et expérimentée », a reconnu le sélectionneur malien, rappelant le parcours impressionnant des Lions, auteurs de dix buts pour seulement deux encaissés depuis le début du tournoi.

Pour Saintfiet, le Sénégal représente ce qui se fait de mieux actuellement sur le continent : une équipe structurée, solide défensivement, capable d’accélérations verticales et composée de joueurs évoluant dans les plus grands clubs européens. Mais hors de question pour autant d’aborder ce rendez-vous avec résignation.

« On a beaucoup de respect, mais on n’a pas peur. On a de bons joueurs, on a bien préparé ce match et tout le monde est frais », a-t-il assuré.

Un Mali discipliné, mais ambitieux

Conscient que les matchs à élimination directe se jouent souvent sur des détails, Tom Saintfiet a insisté sur la nécessité d’un équilibre entre discipline tactique et créativité offensive. Si le Mali affiche une forte capacité de conservation du ballon, l’efficacité reste, selon lui, un axe d’amélioration.

« On est forts dans la possession, mais il faut être plus réalistes. Ici, le niveau est plus élevé. Il faut jouer discipliné et rester créatif avec le ballon », a-t-il analysé.

Face à un troisième adversaire mondialiste après le Maroc et la Tunisie, le Mali s’apprête à relever ce que son sélectionneur considère comme le défi le plus relevé jusqu’ici.

Turnover assumé et confiance dans le groupe

Interrogé sur la gestion de son effectif, Saintfiet a défendu une politique de rotation assumée, dictée par les exigences spécifiques de chaque rencontre.

« Chaque match demande une autre stratégie. Quand on gagne, c’est avec 28 joueurs », a-t-il expliqué, soulignant que seuls trois joueurs, dont deux gardiens, n’ont pas encore foulé la pelouse dans cette CAN.

Une gestion collective qui, selon lui, maintient la motivation et la compétitivité au sein du groupe, malgré les suspensions et les ajustements imposés par le calendrier.

Gagner avant tout, même sans briller

Pragmatique, le sélectionneur malien ne cache pas sa philosophie : le résultat prime sur l’esthétique, surtout à ce stade de la compétition.

« J’aime le beau jeu, mais si ce n’est pas réaliste, je préfère gagner. Même aux tirs au but », a-t-il lancé, citant l’exemple du Maroc lors du Mondial, davantage retenu pour sa quatrième place que pour son style.

Face au Sénégal, Tom Saintfiet s’attend donc à un match où l’engagement et la solidarité pèseront autant que la qualité technique.

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