UCAD : le Collectif en négociation directe avec Sonko et le Président de l’Assemblée nationale


Dans une tentative de débloquer la crise qui secoue l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD), le Collectif des Amicales a engagé, mercredi 3 décembre, des pourparlers directs avec les plus hautes sphères de l’État. L’information est révélée dans un communiqué publié le 4 décembre, qui met en lumière deux moments forts : une audience avec le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, et un entretien en ligne avec le Premier ministre, Ousmane Sonko.

Le Collectif, qui se présente comme la structure représentative légitime des étudiants, a été reçu dans la journée par M. El Malick Ndiaye. Après « plusieurs heures d’échanges », le président de l’Assemblée nationale a lui-même organisé une nouvelle rencontre, cette fois en présence du ministre de l’Enseignement supérieur, Daouda Ngom. Ces discussions se sont prolongées tard dans la nuit, « aux environs de 00h jusqu’à 02h du matin ».

Le point d’orgue de cette médiation politique reste l’entretien en ligne avec le Premier ministre, Ousmane Sonko. Bien que le communiqué ne détaille pas le contenu précis de cet échange, sa mention explicite souligne la gravité perçue de la crise et la volonté du gouvernement d’y apporter une solution au plus haut niveau. Le Collectif « remercie ces autorités pour leur disponibilité », signe que ces canaux de dialogue ont été activés pour chercher « une issue favorable ».

Ces discussions intenses ont permis des premiers résultats concrets. Le Collectif annonce que « des propositions ont été formulées concernant les Masters 1 et 2 », et qu’« une partie des revendications concernant ces niveaux d’études trouve une issue favorable ». Cependant, il tempère cet optimisme en précisant que « la grande majorité [des points] est toujours en discussion ».

Malgré cette ouverture, le contentieux principal demeure. Le Collectif rappelle avec insistance que « la première exigence, acceptée par les autorités avant toute poursuite des négociations, demeure le retrait définitif de toutes les forces de l’ordre de l’espace universitaire ». Il dénonce d’ailleurs, en préambule de son communiqué, une « violation flagrante des franchises universitaires » survenue la veille, qui a mis en péril le processus.

Après cette séquence de négociations de haut vol, le Collectif a décidé de « se replier à la base afin d’échanger avec les différentes parties prenantes » étudiantes. Les discussions officielles doivent reprendre ce jeudi à 17h avec les mêmes autorités.

Cette entrée en scène directe du Président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre dans un conflit universitaire marque un tournant. Elle illustre la sensibilité politique du dossier et la recherche d’une sortie de crise par le dialogue, même si la question épineuse du retrait des forces de sécurité du campus reste l’obstacle à surmonter pour une résolution durable.

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