Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, et son homologue de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, ont présidé ce jeudi 5 mars 2026 la cérémonie de restitution de la stratégie nationale pour l’accès universel à l’électricité. Cette initiative vise à raccorder l’ensemble des ménages sénégalais à l’horizon 2029, une ambition majeure inscrite dans le cadre de la Vision Sénégal 2050.

Pour concrétiser cet objectif, le Sénégal devra mobiliser un investissement global estimé à 2 623 milliards de francs CFA. Selon les autorités, près de 64 % de ce financement devrait provenir du secteur privé, illustrant la volonté de l’État d’encourager les partenariats public-privé dans le développement des infrastructures énergétiques.
Le pays affiche déjà des progrès notables dans le domaine de l’électrification. Le taux d’accès national à l’électricité est passé de 62 % en 2015 à 86 % en 2024. En milieu rural, l’électrification a également connu une progression significative, atteignant 69,8 % l’année dernière. Toutefois, le ministre Abdourahmane Sarr a souligné que le système actuel de subventions devient difficilement soutenable pour les finances publiques, tandis que les investissements nécessaires en zones rurales demeurent particulièrement élevés en raison de la faible densité de population et du pouvoir d’achat limité des ménages.
Pour atteindre la cible de 2029, le gouvernement envisage une transformation structurelle du marché de l’énergie. Après l’ouverture progressive du secteur de la production, les autorités étudient désormais la possibilité d’introduire davantage de concurrence dans les segments du transport et de la distribution de l’électricité.
L’énergie est ainsi considérée comme un levier stratégique de productivité, notamment pour soutenir l’irrigation agricole, développer les chaînes du froid et encourager la transformation locale des produits agricoles, avec à la clé la création d’emplois en milieu rural.




