Dans un contexte de tensions croissantes au Moyen-Orient, un rapport d’experts des Nations Unies (Organisation des Nations unies) met en lumière les impacts potentiels de la crise sur l’économie sénégalaise. Selon ce document relayé par Libération, le pays pourrait être confronté à des perturbations importantes de ses approvisionnements en produits essentiels.

Le rapport insiste notamment sur les conséquences d’une éventuelle fermeture du détroit d’Ormuz, une zone stratégique par laquelle transite une part importante des hydrocarbures mondiaux. Une telle situation exposerait le Sénégal à un choc externe, en raison de sa dépendance aux importations d’énergie et de denrées.
L’ONU souligne que cette crise pourrait entraîner une hausse des prix de l’énergie, des transports et des produits alimentaires, ravivant ainsi les tensions inflationnistes alors même que celles-ci montraient des signes d’amélioration.
Plusieurs secteurs clés sont identifiés comme particulièrement vulnérables, notamment le transport, la pêche, l’agriculture, l’industrie et le BTP, qui dépendent fortement des intrants importés tels que le carburant, les engrais ou encore les services logistiques.
Toutefois, les experts appellent à une réponse équilibrée des autorités, fondée sur la discipline budgétaire, la protection des populations et la sécurisation des chaînes d’approvisionnement. À défaut, avertit le rapport, le pays pourrait faire face à une dégradation du pouvoir d’achat, à des tensions sociales accrues et à une perte de confiance dans les institutions.




