À l’occasion du 65e anniversaire des relations diplomatiques entre le Sénégal et l’Égypte, célébré le 25 juillet 2025 à Dakar, les autorités égyptiennes ont posé un geste fort en offrant une réplique authentique du sarcophage de Toutankhamon et de sa momie. Ce don exceptionnel, symbole de l’héritage pharaonique, sera officiellement remis lors de la visite du ministre égyptien des Affaires étrangères, en présence de responsables sénégalais et de figures du monde culturel et académique.

« Ce cadeau est un témoignage de l’amitié profonde et du respect mutuel entre nos deux peuples, ainsi qu’un hommage à la grandeur des civilisations africaines », a déclaré l’ambassadeur d’Égypte à Dakar, Khaled Aref.
La réplique viendra enrichir le pavillon égyptien du Musée des Civilisations noires (MCN), inauguré en 2018 et déjà doté d’un premier lot de 23 pièces archéologiques offertes par l’Égypte. Ce fonds comprend entre autres le buste de Néfertiti, des statues de Touthmosis III, du roi Akhenaton et la célèbre statue du scribe, icône du savoir dans l’Égypte antique.
Avec cette nouvelle acquisition, le MCN renforce sa position unique sur le continent comme l’un des rares musées africains à présenter de façon permanente des objets majeurs de la civilisation pharaonique. La réplique du sarcophage de Toutankhamon, souverain mythique de la XVIIIe dynastie, est appelée à devenir la pièce maîtresse de la collection d’égyptologie du musée, attirant aussi bien chercheurs, étudiants que visiteurs venus d’Afrique et d’ailleurs.
Mais au-delà du prestige muséal, l’ambassadeur Khaled Aref insiste sur la portée politique et symbolique de l’initiative : « Cette donation va bien au-delà d’un simple échange culturel. Elle symbolise notre vision partagée d’une Afrique fière de ses racines, unie par ses civilisations et engagée dans un dialogue culturel et diplomatique durable. »
Ce geste confirme la volonté commune du Sénégal et de l’Égypte de promouvoir une coopération culturelle active et de valoriser le patrimoine africain dans son intégralité. Il s’inscrit dans un contexte plus large de réappropriation historique du legs africain, incarné par le MCN, véritable « phare d’unité africaine, de fierté et d’accomplissement culturel », selon les mots de l’ambassadeur.




